I didn't fall asleep because I was too scared. This wasn't what I expected at all, and I guess that's good. His previous films bored me to hell, but not this one. Visually stunning (really) and seriously disturbing. The story and its plot made me wonder, though, why he made this film, which from any points of view I could imagine, is anti feminist and based on the very old religious theme that women are, in the same way as the nature is, in general, evil. My simple interepretation is that this is a revenge film, probably coming from some bad experience of his own with some particular woman, but, isn't it irrational to generalize that to some universal statement? Anyway, I'd give 9/10 for all the beautiful and courageous imagery, wonderful actings by two leads, especially that of Charlotte Gainsbourg.
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mardi 3 novembre 2009
mercredi 30 septembre 2009
Children of Men (Cuarón, 2006)
The world has collapsed.
Dans le futur, l'Homme est comme sédaté par un système social contraignant et des problèmes hormonaux dûs au principal fléau du moment qu'est l'infertilité féminine. Les citoyens sont séquestrés dans leur pays sous le prétexte fallacieux de la peur des étrangers. Néanmoins, une jeune femme parvient à tomber enceinte naturellement... Le personnage de Clive Owen tentera de la mener hors frontières pour qu'elle puisse à la fois accoucher sereinement et en même temps redonner espoir aux autres.
Trailer
Dans le futur, l'Homme est comme sédaté par un système social contraignant et des problèmes hormonaux dûs au principal fléau du moment qu'est l'infertilité féminine. Les citoyens sont séquestrés dans leur pays sous le prétexte fallacieux de la peur des étrangers. Néanmoins, une jeune femme parvient à tomber enceinte naturellement... Le personnage de Clive Owen tentera de la mener hors frontières pour qu'elle puisse à la fois accoucher sereinement et en même temps redonner espoir aux autres.
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dimanche 31 mai 2009
Terminator 2 : Judgment Day (Cameron, 1991)

Douze ans après avoir échoué dans sa tentative d'assassiner Sarah Connor par l'intermédiaire de son T-800, Skynet, l'intelligence artificielle à l'origine de l'attaque nucléaire mondiale d'août 1997, décide d'envoyer un autre Terminator dans le passé. Ce nouveau modèle, le T-1000, plus performant, aura pour mission de s'en prendre directement à l'ennemi des machines et leader de la Résistance humaine, John Connor, le fils. Ce dernier ayant anticipé l'attentat que lui préparait Skynet à également envoyé quelqu'un dans le passé. Mais là, il ne fera plus la même erreur qu'auparavant en sélectionnant un être humain : il choisira un T-800 qu'il aura reconfiguré pour le protéger.
Malgré les incohérences dans l'histoire, on retiendra tout le reste du film : les effets spéciaux et les maquillages de feu Stan Winston, les répliques cultes, tout comme le sont plusieurs scènes (qui ont inspiré et continue encore beaucoup de monde), ou cette musique métallico-industrielle...
lundi 11 mai 2009
The Life Before Her Eyes - Vadim Perelman (2007)
Joli film sans prétention qui donne goût à la vie malgré la noirceur du propos.
vendredi 8 août 2008
The Dark Knight - Christopher Nolan (2008)
Alors voilà, il est vu! Et je ne vais rien gâcher car je sais que vous voulez tous le voir.Bon, alors forcément, comme tout le monde le dit, c'est un bon Batman, et la prestation de Heath Ledger est impressionnante (si les fans de Nicholson la ramènent c'est vraiment de la mauvaise foi)
CEPENDANT, 2h et demi...c'est un peu long. Et Christian Bale qui sait plus quand et avec qui deguiser sa voix c'est agaçant.
Et Gotham City ressemble trop à une vraie ville, l'esprit Batman perd un peu de son charme, mais ce n'est qu'un point de vue, et j'aime aussi trouver quelque défauts à un film quand les autres spectateurs ne sont pas objectifs (dû a vous savez quoi).
Mais quand même, c'est comme pour un James Bond, si vous aimez les Batman, The Dark Knight (vous aurez noté le jeu de mot) est évidemment un futur classique.
C'est super dur d'en parler sans rien gâcher. Courez le voir dès qu'il sort et puis c'est tout.
vendredi 11 juillet 2008
Le crime était presque parfait (Dial M For Murder, Hitchcock, 1954)

Un joueur de tennis à la retraite mariée à une riche jeune femme décide de faire éliminer celle-ci quand il apprend qu'elle a une liaison avec un autre homme, qui comble de l'humiliation, est leur invité. Il échafaude un plan sans faille avec le tueur qu'il engage. Sans faille si ce dernier ne se faisait pas tuer par la victime...
Adapté d'une pièce de théâtre, Dial M est un huis clos qui illustre bien la notion de grain de sable. Initialement réalisé pour être projeté en 3D, c'est pour cela que, malgré la nature de l'histoire, la caméra est positionnée loin des personnages et que les cadres sont souvent coupés par des objets qui viennent s'installer au premier plan, entre le regard du spectateur et l'action. Car le procédé est important et empêche tout plan rapproché ou gros plan (d'ailleurs celui du téléphone est une maquette et le doigt est modélisé à partir de bois). Ce qui est formidable c'est que, bien que ce film soit un huis clos, on ne ressent pas l'enfermement. Ce qui, à mon avis, est dû à la mobilité de la caméra qui n'impose pas un seul point de vue comme au théâtre (ou comme aussi chez Hitchcock avec La Corde).
mardi 10 juin 2008
This Is Spinal Tap - Rob Reiner (1984)
C'est le documentaire sur un groupe de rock le plus drôle que j'ai jamais vu!!!
Le truc marrant c'est que ce groupe existait vraiment!
Et l'humour anglais, c'est du pur bonheur.
Le truc marrant c'est que ce groupe existait vraiment!
Et l'humour anglais, c'est du pur bonheur.
mercredi 4 juin 2008
Summer - Joe Hisaishi (Kikujiro, 1999)

L'Eté de Kikujiro de Kitano est un très grand film. Tout simplement. L'histoire de ce gamin qui se retrouve seul, qui rencontre un excentrique qui va l'aider à retrouver sa mère et à passer un été inoubliable file des frissons. Ce fait est renforcé par le titre principal composé par Joe Hisaishi qui, à mon humble avis, est l'un des plus beaux titres écrits. C'est beau à pleurer et acollé aux images de Kitano, renforce le sublime.
*****
Hisaishi interprétant Summer en live.
vendredi 30 mai 2008
Office Space (Mike Judge 1999)
Si vous ne l'avez pas encore vu, louez-le, achetez-le, volez-le à votre meilleur pote, mais voyez-le!Office Space, ou les joies du travail en cubicle. C'est une comédie. L'histoire en quelques mots, c'est un employé (Ron Livingston) qui décide un jour d'aller voir un hypnotiseur parce qu'au boulot ça ne va plus. Seulement l'hypnotiseur en question meurt d'une crise cardiaque avant de le réveiller à nouveau, ce qui laisse notre ami dans un état de zénitude plus que poussée. Cet état va le mener à dire ses 4 vérités à sa hiérarchie.
Ceci n'est qu'une partie de l'histoire; bien sûr plein d'autres détails attireront votre attention.
Voyez-le en VO, cela va de soi, ne serait-ce que pour Milton, l'employé aux cheveux gras (oui, celui de l'affiche) qui est attendrissant tellement il n'arrive pas à dire à son patron d'aller se faire f...
Milton Waddams: [talking on the phone] And I said, I don't care if they lay me off either, because I told, I told Bill that if they move my desk one more time, then, then I'm, I'm quitting, I'm going to quit. And, and I told Don too, because they've moved my desk four times already this year, and I used to be over by the window, and I could see the squirrels, and they were married, but then, they switched from the Swingline to the Boston stapler, but I kept my Swingline stapler because it didn't bind up as much, and I kept the staples for the Swingline stapler and it's not okay because if they take my stapler then I'll set the building on fire...
mardi 27 mai 2008
My Blueberry Nights (2007) Wong Kar Wai
Après avoir perdu l'amour, une jeune femme (Norah Jones) voyage en Amérique et y rencontre des personnages excentriques et étranges. C'est une sorte de "road movie" très bien filmé, avec nostalgie et sensibilité. Le premier film en anglais par le grand réalisateur Hong Kongais, plus expressif que ses autres films. 9/10


jeudi 1 mai 2008
Renaissance (Volckman, 2006)
Une jeune scientifique sur le point d'une découverte majeure se fait enlever. La firme Avalon, qui emploie la jeune femme, met sur l'enquête Karas, un inspecteur aux méthodes radicales et efficaces. Se joint à Karas la soeur de la victime. Mais ils ne seront pas seuls à mener leur enquête... Ils se rendront compte que pour retrouver la scientifique, il leur faudra d'abord trouver quel secret cache sa découverte et en quoi consiste le protocole dont elle-même fut la victime. Le protocole Renaissance.

Sous cette histoire plus que banale et relativement ennuyante se cache un concept visuel très osé pour une production, surtout quand celle-ci est française.
Il aura fallu 7 années de développements technologique et logistique, recherches de fonds, production, animation et enfin réalisation.
Le concept tient en un film d'animation en noir et blanc sans nuances de gris : juste du noir et blanc, mis en valeur par des contrastes très prononcés. Pour simplifier un procédé plus compliqué qu'il n'en paraît, le rendu est semblable aux comics Sin City de Frank Miller (pas le film qui ne tient que sur un étalonnage numérique). D'autre part la production a dû créer de petites caméras pour numériser les mouvements et les réactions des yeux des acteurs de la motion capture.
Le film vaut le coup d'oeil pour voir que le cinéma français peut lui aussi faire des films d'animation et que ce domaine n'est pas réservé aux américains ni aux japonais, bien qu'il faille tout de même sept ans pour en pondre un et encore, l'histoire nous faisant nous en éloigner.

Sous cette histoire plus que banale et relativement ennuyante se cache un concept visuel très osé pour une production, surtout quand celle-ci est française.
Il aura fallu 7 années de développements technologique et logistique, recherches de fonds, production, animation et enfin réalisation.
Le concept tient en un film d'animation en noir et blanc sans nuances de gris : juste du noir et blanc, mis en valeur par des contrastes très prononcés. Pour simplifier un procédé plus compliqué qu'il n'en paraît, le rendu est semblable aux comics Sin City de Frank Miller (pas le film qui ne tient que sur un étalonnage numérique). D'autre part la production a dû créer de petites caméras pour numériser les mouvements et les réactions des yeux des acteurs de la motion capture.
Le film vaut le coup d'oeil pour voir que le cinéma français peut lui aussi faire des films d'animation et que ce domaine n'est pas réservé aux américains ni aux japonais, bien qu'il faille tout de même sept ans pour en pondre un et encore, l'histoire nous faisant nous en éloigner.
mardi 26 février 2008
Rambo (Stallone, 2008)

La philosophie hollywoodienne actuelle repose sur le principe de faire du neuf avec du vieux. On a donc les remakes inutiles avec pour seul but la rentabilité, les versions américaines arrogantes, ringardes et blindées de gourdasses au beau boule de films asiatiques, eux, intéressants et originaux ; ou alors les grands-pères qui décident de ressortir le costume ou le short qui sent la sueur.
L'impression que donne Rambo avant d'y jeter un oeil est que Stallone va nous offrir une autre prestation ridicule comme celle du récent Rocky (parce que le vétéran de 60 piges qui bat presque le jeune réputé pour son palmarès rempli de KO, ça c'est ridicule) dans lequel il incarne un boxeur retraité et nostalgique avec des mouvements incessants qui nous font penser qu'il a des insectes dans le caleçon.
Et bah là, non! Rambo, on le sait, est une machine à tuer, un homme endoctriné et au cerveau nettoyé de tout sentiment humain. Le genre de mec qui te provoque une embollie pulmonaire avec un "Bouh!"
John Rambo est un mec blasé qui vit de la nature et dans celle-ci, son domaine de prédilection, en Thaïlande, ruminant l'aversion qu'il éprouve pour le monde actuel "civilisé" et plus généralement contre l'Humanité. C'est donc devenu un homme bien. Voilà qu'arrive une bande de jeunes humanitaires aux ambitions gourmandes et aux rêves aveugles de vouloir faire de ce monde un monde meilleur. En l'occurrence, ils veulent se rendre dans une région où sévit un homme qui aime l'odeur du napalm au petit matin et plus particulièrement les génocides de villageois. Rambo, donc, sera leur guide d'une part, mais apprenant l'enlèvement des humanitaires, décidera de les sauver (faisant fi des villageois assouvissant les appétits sexuels des criminels ; d'eux il s'en moque, qu'ils crèvent...).
Figurez-vous que malgré tout cela, c'est pas si nul que cela en a l'air. On a un film de guerre jouissif comme la scène de débarquement de Saving Private Ryan (voire plus par moments) et dans lequel Rambo (que seul le spectateur connaît l'identité) met la misère à toute un bataillon, le script se résumant à : membres déchiquetés, explosions, corps décapités, viols, snipers-ablations de têtes par traitement par balles, égorgements, éventrements... Tu montes tout ça et y ajoutes deux trois répliques et tu as Rambo. Stallone montre que le génocide c'est moche (pour ceux qui sont encore dans le flou à ce propos) et ne traite pas le sujet comme la plupart des réalisateurs qui narrent une histoire sur les relations entre les personnages sur fond de (ou pendant une) guerre. Mais aussi que le courroux de Rambo est terrible.
mercredi 20 février 2008
12 Monkeys (Gilliam, 1995)

Dans un futur post-apocalyptique pas si lointain de notre époque, un virus a décimé la quasi totalité de l'humanité, obligeant les survivants à vivre sous terre. Une équipe de scientifiques met au point une mission visant à envoyer dans leur passé un volontaire sélectionné, un criminel en l'occurance, qui serait en mesure de négocier sa liberté (sa vie en non captivité) s'il parvient à rassembler des indices sur le supposé coupable de cette épidémie, l'Armée des 12 Singes.
Inspiré du film de Chris Marker réalisé à partir de photos La Jetée, ce film est totalement exceptionnel.
Le film est une révolution pour la narration filmique, nous offrant des cadrages déroutants au premier abord mais ô combien délicieux au regard. La réalisation, avant-gardiste, appuyée par un éclairage minutieux, est tellement expressive que l'on pourrait le voir sans son. Mais couper le son serait se priver des deux prestations magistrales de Bruce Willis et Brad Pitt (son meilleur rôle), l'un criminel notoire impulsif et d'une rare violence mais resté mentalement à l'âge de neuf ans; l'autre psychopathe paranoïaque, névrosé et misanthrope.
La Jetée :
mercredi 13 février 2008
Tigre et Dragon (臥虎藏龍, Ang Lee, 2000)

L'histoire suit deux frères d'armes - une femme, Yu Shu-lien et un homme, Li Mu-bai (le Dragon) - pendant l'année 43 de l'ère Qianlong (1778). Shu-lien est le genre de personne que l'on embauche pour escorter les convois commerciaux et Mu-bai, un guerrier à la retraite en quête spirituelle. Ce dernier demande à Shu-lien de diligenter son épée, Destinée, vers un de ses amis à qui il souhaite l'offrir, ce qui lui permettrait de progresser dans sa quête. Mais à peine Destinée arrivée entre les mains de son dernier maître qu'elle dérobée dans la demeure de celui-ci.
Mu-bai se trouvant dans la même ville à ce moment-là, s'engage avec Shu-lien à retrouver Destinée afin de la restituer. Son enquête le mène vers Jade la Hyène, son ennemie jurée depuis que cette dernière cherche à mettre la main sur le secret de Wudan (un art martial qui lui est interdit) et ait mis fin à la vie du maître de Mu-bai. Mais Jade n'est pas seule, soutenue par une jeune femme (le Tigre) aux connaissances en arts martiaux floues et non maîtrisées. Oubliant sa quête principale, Mu-bai va tenter de faire de cette dernière son disciple...
Avec Tigre et Dragon, Ang Lee rend son propre hommage au Wu-xia, genre cinématographique chinois se résumant brièvement aux films d'arts martiaux (le style du cape et d'épée chinois en plus simple).
Bien que furent souvent critiqués dans le Wu-xia les usages abusifs et ridicules des câbles dans les cascades des acteurs, ici ils sont particulièrement bien utilisés pour soutenir le sentiment de légèreté et l'onirisme que nous apportent à la fois la réalisation, la chorégraphie de Yuen Wo-ping (Il Etait une fois en Chine, Fist of Legend, Tai Chi Master, Matrix, Kill Bill...), les paysages grandioses mais aussi et surtout la musique de Tan Dun (accompagné de Yo-Yo Ma, violoncelliste d'origine française également connu pour ses reprises d'Ennio Morricone).
Depuis Tigre et Dragon, l'intérêt du public peu intéressé a connu montée majeure (mais bien trop tardive) pour les films d'arts martiaux (wu-xia, donc), permettant à des films de se faire réediter (ex. Fist of Legend) et pour d'autres, d'attirer un nouveau public (Kill Bill et les diverses productions nauséabondes de Luc Besson) et de permettre au genre de faire son entrée dans le cinéma international (Hero, Le Secret des Poignards Volants, Seven Swords).
samedi 15 décembre 2007
Control (Corbijn, 2007)

En cette fin d'année je commence à désespérer du cru 2007 en cinéma, n'étant rempli que de déceptions, de blockbusters pour écervelés ou encore de films français ayant pour la plupart un intérêt inexistant.
Après la perle 300, voici Control.
Le film nous raconte l'histoire de Ian Curtis, leader de Joy Division, pendant les quelques années de sa courte carrière. Il est inspiré, entre autres, de la biographie écrite par sa femme.
Control présente de nombreux avantages : c'est un biopic qui reste sobre, pas comme ceux qui romancent l'histoire jusqu'à extrapolation ; la bande originale (!!!) ; un film en noir et blanc qui respecte le fait de ne trouver aucune image du groupe en couleur ; Anton Corbijn qui maîtrise bien son sujet pour avoir fréquenté Joy Division ; et Sam Riley, inconnu de moi jusque là.
La seule critique serait que, bien que le film dure 110mn, on a le sentiment d'une histoire trop vite expédiée (peut être comme sa carrière à bien y réfléchir)...
Note. 8,5/10
vendredi 7 décembre 2007
Across The Universe - Julie Taymor (2007)
Comédie musicale hommage aux Beatles, Across The Universe est une simple histoire d'amour transcendée par les chansons des Fab Four, une mise en image expérimentale, offrant une beauté à l'ensemble. Un film qui donne envie de tomber amoureux ou serrer sa voisine dans ses bras.
Rien ne changera mon monde...
Rien ne changera mon monde...
mercredi 5 décembre 2007
Texas Chainsaw Massacre : The Beginning (Liebesman, 2006)

Nul...
L'actualité nous fait voir des scénaristes faire la grève, réclamant globalement plus de sous. Ok, les gars. Mais moi producteur, je refuserais de payer plus des types qui se contentent de nous pondre des préquelles sans intérêt, pâles copies d'un film original, on en est conscient, pas grandiose ; et qui, dans l'estimation qu'il doit plus à un public qui n'en demande pas tant, rajouter un bref récit quant aux évènements précédant l'histoire dudit film. Inutile. On se fout de savoir pourquoi le type est fou, on s'en fait une idée nous-même; ou encore dans quelle boutique il a dégoté sa tronçonneuse et quel lubrifiant il utilise pour qu'elle fume à ce point!
On a également les scénaristes de série qui réclament plus parce que, tout de même, recopier sur une autre série, c'est très dur et cela mérite salaire. On voit par exemple du CSI, CSI Manhattan, CSI Miami, CSI Dunkerque, NCIS, Bones... : les mêmes histoires, qui pendant 7 saisons nous rappellent à chaque épisode l'importance de l'adn et que le méchant ne gagne jamais.
Ainsi, alors que ces types déjà grassement payés se plaignent parce que, voilà, ils viennent de s'acheter une nouvelle voiture et qu'il faut la payer, on nous sort leur travail de l'an passé. On a : adaptation d'une adapatation déjà adaptée, un remake d'un remake au scénario déjà très réduit, une copie d'une copie d'un truc sans intérêt, ou même un regroupement d'acteur autour d'un réalisateur qui "a une idée, mais bon le scénario on en a pas besoin."
Donc, l'histoire, pour faire honneur aux artistes revendicateurs : un groupe de jeunes se retrouve là où il ne faut pas être et, malheureusement pour leur sort, ils sont appétissants. Un Massacre à la Tronçonneuse, quoi. Sauf qu'ici, on nous apprend la marque de sauce tomates qui accompage une entrecôte de Dean ou un jarret de Clara et que Leatherface était moche même avant cette histoire! S'en suivent, cris, sang, cris, dialogue profond sur ce qu'est un homme, cris (ici ils n'ont pas la même conception de ce qu'est un homme) et dépeçage.
Et donc on a ce... film, qui manifestement a été réalisé grâce à un groupe électrogène et, de ce fait, où il a fallu sacrifier certains appareils faute de puissance ou de prises. Est concerné l'éclairage, vu le rendu lampe de chevet en intérieur, qui tristement, doit nous faire manquer un truc super génial. Mais on s'en fout le film est nul et on s'ennuie déjà pas mal. On a l'éclairage façon soleil qui gêne et qui nous fait mettre le pare-soleil en voiture. Ce qui, là aussi tristement, nous fait manquer une godiche en train de courir ou de crier sans reprendre son souffle - plan crucial. Sinon, si vous aimez les plans de pieds qui courent (ou pas), ceux qui bougent sans cesse et qui nous permettent parfois d'y voir clair; mais surtout les films bidons comme Hostel ou Saw, grandement scénarisés, régalez-vous!
Donnons une chance à ce film, je vous épargne la bande-annonce.
Pour moi c'est le 0 de la défaite.
jeudi 8 novembre 2007
Fanny och Alexander (1982) - real. Ingmar Bergman
C'est le dernière et probablement le plus accessible du ses films par le grand réalisateur suédois Ingmar Bergman. Ce film raconte l'histore d'une famille du point de vue de deux enfants, Fanny et Alexandre, principalement le fils Alexandre. Ce film contient
tout ce qui la vie nous offre: l'amour, la religion, les fantomes, l'imagination, la mort, etc..
C'est le seule film de Bergman que je pouvais finir (la majorite du films de Bergman n'etaient qu'une torture!) et en plus pendant 3 heures et demi, je restais éveillé! 9/10
lundi 1 octobre 2007
Halloween (Rob Zombie, 2007)

Matraquage commercial oblige, on est régulièrement étonné de voir sur notre grille de programme cinéma un Halloween. "En même temps on est en octobre" se dit-on.
Je me suis arrêté de compter à 7 films mais je pense qu'on doit avoisiner le 10 voire plus, vu que cette licence est un succès en location.
Bref, le tueur le plus rapide du monde qui va plus vite en marchant que la proie en mobylette revient en tout neuf. Au début, on s'attend à une préquelle, mais non. On a un remake du très bon Halloween de Carpenter, expliquant en 30mn pourquoi Michael Myers est complètement taré : problèmes familiaux, lynchages dans les toilettes du collège. Le problème, c'est que le côté intéressant de l'original est que le tueur est fou sans raison : sa famille est honorable, il est bien traité...
En revanche, l'avantage du remake est qu'il essaie tant bien que mal d'éviter les incohérances (ex. dans la version de 78, Myers sait conduire sans problème).
Pour le film lui-même, la réalisation n'entre pas dans les critères du film de série Z. Il est trop accompagné de musiques et pas assez de "tadaaaa" quand un gars prend un verre.
Ensuite, c'est affaire de style : un Myers très inspiré costumes de Slipknot, cheveux longs et gras, trop humanisé; une Laurie Strode lubrique...
Donc un mauvais film, qui ne vaut pas la location le samedi soir pour faire peur aux filles, soporifique de surcroit, qui plagie littéralement les scènes clés, et qui n'atteind même pas la qualité du générique de l'original.
Note. 2/10
jeudi 27 septembre 2007
300 (Snyder, 2007)

Adaptation d'un Graphic Novel de Frank Miller (Ronin, Dark Knight, Sin City) pour beaucoup, peplum avec des belâtres en slip de cuir au corps huilés pour d'autres.
L'histoire est toute simple : l'Empire Perse s'étend sur toute l'Europe Antique, et l'avidité de son empereur lui fait désirer la petite cité-état qu'est Spartes. Sauf que ce crétin ne se doute pas qu'un spartiate n'est pas seulement un homme mais naît pour le combat et défend de grandes valeurs. Armé de celles-ci, d'une lance, d'une épée et de 299 hommes en slip, son roi s'en va en campagne à l'oppression. La bataille des Thermophyles (Hot Gates). Clairement "Je veux. - Non, tu n'auras pas!"
C'est brutal, raconter cette histoire d'une civilisation belliqueuse ne vivant que pour le combat en guerre contre un tyran dont le sacrifice humain est sa seule façon de parvenir à ses fins, cela ne peut être que très violent. Mais Frank Miller faisant partie des précurseurs du Graphic Novel, la violence n'est pas inutile. C'est une violence stylisée.
Mon avis : je ne pense pas que Snyder ait fait quoi que ce soit de bien à part vouloir adapter le comic. Les livres de Miller sont comme des story-boards, ce qui enlève beaucoup au crédit du réal, et l'esthétisme doit plus au montage, au son et à la photo.
C'est comme regarder une fresque.
Note. 9/10
Pour un éventuel achat du DVD, contentez-vous de la version simple, le Collector n'apportant rien d'intéressant à part un interview de 5mn de Frank Miller.
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